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    Histoire du Japon Féodal : Les Derniers Samouraïs ?

    septembre 16, 2022 6 lire la lecture

    japon féodal

    Lorsque l’on parle du Japon féodal, on pense directement aux samouraïs. Ces extraordinaires guerriers, connus pour mettre l’honneur au-dessus de tout, ont imagé l’histoire japonaise de bien des façons.

    Mais que s’est-il réellement passé au Japon à l’ère de ces vaillants soldats combattant avec l’art du katana ? Que faut-il réellement retenir du Japon médiéval ? Découvrons ensemble les dessous de cette période trépidante de l’histoire japonaise !

    Les grandes lignes du Japon Médiéval

    Le Japon féodal (ou Chûsei) commence au XIIème siècle et se termine au XIXème siècle. Elle englobe 6 des 14 subdivisions traditionnelles de l’histoire japonaise, à savoir : 

    -      l’ère Kamakura (1185-1333)

    -      la période de restauration de Kenmu (1333-1336)

    -      la partie Muromachi (1336-1447)

    -      la phase Sengoku (1477-1573)

    -      l’époque Azuchi-Momoyama (1573-1603)

    -      l’ère Edo (1603-1868).

    En somme, cette période médiévale débute en 1185 et prend fin en 1868. Un intervalle plutôt long qui présente bien des spécificités. On peut néanmoins en retenir trois :

    • La prédominance de la hiérarchie avec le maintien du hoken-seido ou du système féodal japonais. C’est un système où la classe et le rang joue un rôle prépondérant.
    • L’émergence des samouraïs: ces guerriers légendaires ont sans aucun doute façonné la vision qu’a le monde du Japon féodal.
    • L'ère Edo: elle se caractérise par le développement culturel et économique de l’archipel après sa fermeture au monde.

    Le système féodal japonais : quelle organisation ?

    Le Chûsei s'identifie par un système politique particulier. Le Japon féodal s’organise en fiefs et seigneuries, comme en occident, mais avec ses propres spécificités.

    La hiérarchie des classes du Japon féodal

    La société médiévale japonaise, comme celle occidentale, était aussi hiérarchisée. Néanmoins les classes n’étaient pas divisées en trois, mais quatre. 

    Le japon féodal admettait les classes suivantes, par ordre hiérarchique : 

    -      les guerriers, 

    -      les paysans, 

    -      les artisans,

    -      les marchands. 

    À noter : la famille impériale et les religieux étaient exclus de cette classification hiérarchique.

    Le Japon féodal: entre titre et pouvoir

    Le Japon féodal est caractérisé, comme pour la période médiévale occidentale, par un pouvoir central et des pouvoirs locaux. 

    Le pouvoir central était représenté par la dualité du :

    -      Tenno (ou Empereur), souverain céleste 

    -       Shogun, ou «grand commandant militaire pour la soumission des barbares », chef du gouvernement militaire (ou shogunat). 

    Les deux pouvoirs coexistent à la tête de l’empire. La Cour impériale, située à Kyoto, était le gardien des traditions. Le Shogun, quant à lui, était à la tête du Bakufu (ou le gouvernement de la tente). Son siège changeait en fonction de la famille qui prenait la fonction et qui réussissait à s’imposer aux autres. 

    Pour ce qui est des pouvoirs locaux, l’empire était en proie au pouvoir de plusieurs clans, avec à leur tête un Daimyo, c'est-à-dire un seigneur local. Dans le Bakufu, on admettait la hiérarchie suivante :

    • Le Shogun, le chef du gouvernement. Il représente donc le pouvoir central.
    • Les Daimyo ou seigneurs locaux. Ils étaient le plus souvent les chefs des clans qui constituaient l’empire avec des territoires en leurs possessions. Ils détenaient le pouvoir de gestion de leur territoire, mais répondaient aux ordres du Shogun.
    • Les Shugo ou les gouverneurs de provinces. Ils étaient au service des Daimyo et avaient des compétences limitées, à savoir le maintien de l’ordre et contrôler les guerriers de leur province.
    • Les Shugodaï ou les vassaux des shugo. Souvent installés à Kyoto, les shugo envoyaient les shugodai pour les missions en province. 

    À noter

    Peu à peu, lesshugodaï revendiquent des droits de terres dans les provinces où ils avaient été expédiés. Ils deviendront alors des shugo-daimyo.

    Les samouraïs du Japon médiéval : entre mythe et réalité

    samourai féodal

    L’histoire des samouraïs du Japon féodal est depuis bien longtemps mythifiée. Entre batailles épiques et personnages légendaires, on a parfois du mal à différencier le mythe de la réalité. Qui étaient réellement ces guerriers tant vénérés ? Plongeons ensemble dans l’univers de ces soldats aux fascinantes armures.

    Le bushido : la voie du guerrier japonais

    Si on veut démystifier les samouraïs, il faudrait déjà comprendre les principes qui les animaient. En effet, tout bon samouraï se devait de suivre certains codes qui seront plus tard englobés dans le bushido. Mais le bushido c’est quoi ?

    Le bushido incarne la voie à suivre pour le guerrier du Japon féodal. Et quand on dit guerrier du Japon féodal, on ne parle pas juste des samouraïs, mais aussi des bushis. 

    Pas uniquement un apprentissage technique, le bushido a donc façonné la philosophie des soldats du Japon durant cette période. Son apprentissage prenait toute une vie et tout bon samouraï se devait de l’appliquer. Mais qu’étudiait-on réellement dans ce bushido ?

    Outre la formation au maniement du katana, le bushido admet 7 préceptes :

    -      Gi, la droiture

    -      Yu, le courage

    -      Jin, la bienveillance

    -      Re, la politesse

    -      Makoto, la sincérité

    -      Meyo, l’honneur

    -      Shugi, la loyauté

    Tout pratiquant devait donc suivre ces valeurs qui régissent leur vie, non seulement au combat, mais aussi en dehors. Un écart à ces principes leur coûtait très cher.

    Important

    Le bushido n’a été codifié de manière stricte que durant l’ère Edo, sous Tokugawa Ieyasu. Le philosophe Yamaga Soko y joue un rôle non négligeable. Mais le livre de Nitobe Inazo, « Bushido, l’âme du Japon » (1900), est sans aucun doute l’ouvrage le plus connu qui relate de cette philosophie.

    Le samouraï et l’honneur

    bannière samouraï

    Ah, les samouraïs et leur fameux sens de l’honneur... Entre leur légendaire soumission à leur maître et le rituel du seppuku, ces guerriers du Japon médiéval semblent symboliser l’honneur. Mais est-ce vraiment le cas ? Quel était réellement le rapport de ces guerriers à l’honneur ?

    Contrairement à la vision que la majorité se fait des samouraïs, ces derniers n’étaient pas l’incarnation de l’honneur. Les samouraïs étaient avant tout des guerriers, mais surtout des humains. Et en tant que tel, l’honneur n’était pas souvent au rendez-vous, que ce soit sur champ de bataille ou dans la vie quotidienne. 

    En effet, malgré ce qu’on peut entendre, les samouraïs étaient avant tout des guerriers ! Le but était donc d’abattre l’ennemi, peu importe la méthode utilisée. Et lorsque la lutte pour le pouvoir était présente, l’histoire relate bien des samouraïs qui ont trahis leur maître ou changés de camp. 

    À savoir

    C’est à cause des pratiques peu vertueuses des samouraïs et de leurs écarts que le bushido a été strictement codifié. Par la même occasion, la pratique du hara-kiri et du seppuku a été instaurée. Car oui, contrairement à ce que l’on peut croire, cette pratique du suicide pour garder son honneur intact était rarement volontaire. 

    Lesonna bugueisha : les femmes guerrières du Japon féodal

    Contrairement aux idées reçues, les femmes du Japon féodal pouvaient aussi accéder au statut de samouraï. Eh oui, samouraïs !

    Si leur histoire est moins relatée que ceux des hommes, les récits japonais décrivent pourtant l’existence d’onna bugeisha ou femme guerrière. La plus connue d’entre elles est probablement Tomoe Gozen ou Dame Tomoe. Décrite comme une redoutable cavalière de l’ère Kamakura, elle aurait mené l’armée de son mari vers une bataille épique.

    Figure féminine inspirante, l’histoire de Tomoe Gozen sera, au fil des récits, idéalisée et mysthifiée. On a donc bien du mal à identifier la fiction de la réalité. Mais une chose reste cependant sûre : elle était une combattante admirée et respectée.

    Fait intéressant

    Au risque de vous surprendre davantage, les natifs japonais n’étaient pas les seuls samouraïs du Japon médiéval ! On sait aujourd’hui qu’il y avait aussi un samouraï d’origine africaine : Yasuke ou Kuro-san. Ancien esclave de portugais, Yasuke avait été remarqué par le daimyo Oda Nobunaga. Il l’a par la suite affranchi et élevé au rang de samouraï.

    L’ère Edo : l’âge d’or du Japon féodal ?

    Sans aucun doute l’ère la plus connue de l’histoire japonaise, l’ère Edo est synonyme de paix et de prospérité pour l’archipel. Mais que doit-on retenir de cette période du Japon féodal ? 

    Le shogunat Tokugawa : une alternative à l’instabilité ?

    shogunat tokugawa

    Au niveau politique, l’époque médiévale du Japon se caractérise surtout par la domination de l’instabilité. L’empire est en proie aux guerres civiles. Ce sera le clan Tokugawa qui, après la réunification de l’archipel, y amènera la paix. 

    Après la prise de pouvoir de ce clan, le shogunat Tokugawa réussit à instaurer une certaine stabilité. Il dirige le pays d’une main de fer pour y faire régner la paix. Et ils se débrouillent plutôt bien puisque la classe guerrière, déjà révérée avant l’ère Edo, est au sommet de sa gloire. 

    Le titre de Shogun deviendra par ailleurs héréditaire sous les Tokugawa, évitant les conflits entre clans et les rébellions. Le Japon féodal connaît, pour une fois, une période de prospérité avec des samouraïs plus respectés et craints que jamais. 

    Le sakoku ou la fermeture du Japon féodal au monde

    Durant cette période Edo, l’empire japonais se ferme aussi au monde. Voulant limiter tout contact du peuple avec les étrangers, le shogunat Tokugawa permet à la culture japonaise de se singulariser. C’est l’émergence de l’art japonais tel qu’on la connaît de nos jours.

    En parallèle à cela, la période de paix permet à l’empire de se développer. La classe marchande prend alors de plus en plus de place et le divertissement devient un secteur important. 


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