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    Ère d’Edo (1603-1868) : L’Epoque des Samouraïs Japonais

    septembre 16, 2022 9 lire la lecture

    ère edo tableau

    Probablement la période la plus connue de l’histoire japonaise, l’ère Edo en fascine plus d’un. Entre les samouraïs, le théâtre kabuki ou encore l’origami, l’époque Edo regorge d’enchantements.

    Mais que doit-on retenir de l’ère Edo ? 

    Partons ensemble à la découverte de cette phase de l’histoire japonaise !

    Les points-clés de l’époque d’Edo

    La période Edo commence en 1603, après l’unification du Japon par le clan Tokugawa. Elle se termine en 1868 avec la restauration de Meiji. Ces ans de l’ère Edo sont retenus pour leur stabilité et leur prospérité.

    Mais cette période était-elle véritablement dépourvue de guerre ? Que s’est-il réellement passé durant de cette période ?

    Ci-dessous les 3 dates clés à retenir de l’ère Edo :

    • 1603 : début du Shogunat Tokugawa. La prise du pouvoir par les Tokugawa, après l’unification du Japon par ces derniers, marquera le début de l’ère Edo. Par la même occasion, cette date symbolise l’apogée des samouraïs (1603-1868).
    • 1650-1842 : La fermeture de l’empire au monde. L’ère Edo se reconnaît aussi par son sakoku (« fermeture du pays au monde ») qui permettra de développer la singularité culturelle du Japon.
    • 1854 : Signature de la convention de KanagawaCette convention signera le déclin du clan Tokugawa.

    L’ère Edo des Tokugawa : quelles spécificités ?

     Le changement de capitale: de Kyoto à Edo

    L’ère Edo se démarque d’abord par le changement de la capitale du Japon. En effet, si la capitale a toujours été Kyoto, là où la Cour impériale demeurait, le shogunat Tokugawa en avait décidé autrement. En 1603, Tokugawa Ieyasu désigne Edo, actuel Tokyo et ville centrale de son Shogunat, comme la capitale du Japon.

    Ce changement décisif marque l’effacement total du pouvoir, déjà faible, de l’empereur sur la politique. Si ce dernier reste toujours le dirigeant légitime de l’empire, son rôle est symbolique. Il est avant tout le gardien des traditions et ne participe donc pas aux affaires politiques.

    Fait intéressant

    Cette tradition de l’Empereur qui ne s’immisce pas dans les affaires politiques sera maintenue jusqu’au 5 juin 1863. À cette date notable de l’ère Edo, en désaccord avec le Shogunat, l’Empereur ordonne l’expulsion des étrangers par un édit impérial.

    Le Bakufu de l’ère Edo: primauté de la paix et de la stabilité

    La période dite Edo se distingue aussi pour l’organisation particulière de sonBakufu, ou son gouvernement. En effet, outre sa vocation à préserver la paix, le shogunat des Tokugawa présente les spécificités suivantes :

    • L’instauration d’un Shogunat héréditaire

    Le changement de capitale n’est pas le seul fait marquant du Shogunat Tokugawa. Une autre décision du clan qui aura marqué l’ère Edo sera l’instauration d’un shogunat héréditaire. En effet à partir de Tokugawa, le poste de Shogun sera héréditaire.

    • La redistribution des territoires

    Dans le cadre du maintien de la paix, le shogunat Tokugawa procède à une série de confiscations et de redistribution des terres de l’empire. Le but étant d’avoir une certaine emprise sur les Daimyo, mais surtout d’instaurer une certaine équitabilité en canalisant leur esprit guerrier.

    • L’imposition de la résidence alternée

    Le Shogunat Tokugawa se distingue aussi par l’imposition de la résidence alternée pour les Daimyo. Cette décision, prise pour garantir la paix de l’empire, se caractérise par l’obligation des seigneurs locaux à résider à Edo au moins un an sur deux. Afin d’avoir une meilleure mainmise sur ces derniers, leurs familles étaient, elles, contraintes d’habiter de manière permanente dans la capitale.

    • La centralisation du pouvoir

    La résidence des Daimyo dans la capitale va permettre une centralisation du pouvoir à cette dernière. L’ère Edo et le Shogunat Tokugawa marquent donc aussi alors le développement de l’administration  japonaise. Plus de 11 000 fonctionnaires seront recrutés partout sur l’archipel dans les rangs des Daimyo de rang inférieur.

    À savoir

    L’implication de la classe guerrière dans l’agencement de l’empire a donné une définition intéressante au Shogunat Tokugawa. On se réfère souvent à l’ère Edo comme le règne d’une société guerrière, mais sans guerre.

    ère edo

    La place prépondérante des samouraïs dans le shogunat des Tokugawa

    La période Edo se caractérise aussi par sa société hiérarchisée. La population japonaise se divise alors en plusieurs classes : les guerriers, les paysans, les artisans et les marchands. Mais ce qui rend l’ère Edo vraiment particulière c’est la domination de la classe guerrière. 

    Sous le régime Bakafu, les samouraïs et les bushis sont au-dessus de la pyramide. Ils sont plus vénérés que jamais. Mais cette hégémonie des samouraïs présente tout de même certains revers, à savoir :

    • La codification stricte du bushido

    Le bushido incarne les codes à suivre pour les samouraïs. Si chaque clan avait leur spécificité dans l’application du bushido, le Shogunat Tokugawa codifiera de manière stricte cette philosophie. Le philosophe Yamaga Soko, voulant consolider l’image du samouraï, l’érigera en homme réfléchi. Le samouraï ne sera donc plus vu comme un guerrier au service de son maître. Il sera vu comme un confucéen ayant le sens du sacrifice et du service pour les autres, même de classe inférieure.

    • Les guerriers fonctionnaires

    Une autre spécificité du Shogunat Tokugawa est la reconversion des guerriers (samouraïs et bushi) en administrateurs civils. Afin de préserver la paix, on fait interdire le port des armes par les samouraïs et les bushis à certaines occasions. À présent, ils étaient avant tout des administrateurs, ayant des postes plus au moins élevés. Leur place dans le Bakufu dépendait en grande partie de leur affinité et de leur allégeance au Shogunat.

    Fait intéressant

    Les samouraïs ne sont pas les seuls à avoir l’interdiction de porter des armes. Le bakufu avait aussi confisqué les armes de certains paysans afin qu’ils se focalisent sur le travail de la terre. 

    La fermeture des frontières japonaise : quelles spécificités ?

    Afin de préserver la stabilité de l’empire, le Shogunat Tokugawa instaure le sakoku (« fermeture du pays à l’étranger ») en 1650. Il avait pour ambition d’éviter l’instabilité par influence étrangère. Mais quelles ont été les conséquences de cette décision ?

    Les relations du Japon avec le monde durant le sakoku

    sakoku

    Le début de l’isolation du Japon se distingue par une série de lois :

    • L’interdiction pour les Japonais d’aller à l’étranger.

    Le peuple du soleil levant n’avait en effet pas le droit de sortir du territoire, sous peine de mort.

    • L’interdiction des étrangers d’aller sur le sol japonais

    De la même manière, tout étranger s’aventurant sur le territoire japonais était décapité durant le sakoku de l’ère Edo. Durant cette même période, l’arrivée des missionnaires étrangers était combattue et le christianisme était réprimé.

    • L’interdiction des relations avec d’autres États, sauf la Hollande

    En ce qui concerne le commerce et les échanges, tout contact était aussi coupé. Les seuls marchands avec lesquels le Shogunat Tokugawa avait autorisé des échanges étaient les Hollandais et, accessoirement, les Portugais. Le bakufu avait par ailleurs créé un îlot artificiel, Dejima, au large du port de Nagasaki, pour assurer les échanges.

    En bref

    Fidèle à sa devise de recherche de la paix, le Shogunat Tokugawa préfère le repli à la guerre.

    Les exceptions du sakoku japonais: quels étaient les États privilégiés ?

    Malgré la politique d’isolationnisme du Japon à l’ère Edo, l’empire avait tout de même entretenu des relations privilégiées avec certains États à partir de 1842:

    • La Hollande

    Outre les échanges économiques, la Hollande avait permis le développement des pensées intellectuelles de l’île. L’actuel Pays-Bas représentait aussi un allié de taille dans le développement technologique de l’empire. De même, ils ont également aidé à la répression de certains divergente, notamment la montée des rebelles chrétiens.

    • La Chine, à travers le royaume de Ryukyu

    Les échanges étaient généralement des marchandises telles que la soie et le sucre. Ils étaient gérés par le domaine Satsuma.

    • La Corée

    Les relations avec la péninsule étaient principalement avec l’île de Tsushina.

    À noter

    Le Shogunat surveillait étroitement ces échanges avec les autres États. Il en avait le monopole.

    La société japonaise à l’ère Edo : entre culture et développement

    Le sakoku a permis au Japon de se recentrer sur sa culture et ses valeurs. Un vent de nationalisme souffle sur le royaume. Si bien que si les œuvres de l’époque n’étaient pas inspirées par la paix, il l’était par la nation. 

    L’art et le loisir se développent particulièrement durant la période Edo. En effet, la paix permet à l’archipel de creuser des domaines qui ne suscitait pas réellement d’intérêt en tant de guerres. 

    •  L’évolution de l’art

    La période Edo se particularise par l’émergence de nouveaux arts. On peut citer notamment l’art de l’ukiyo-u ou l’estampe japonaise, qui rencontrera un succès mondial.

    Bon à savoir : L’artiste le plus connu de ce mouvement artistique est sans aucun doute Hokusai avec sa fameuse « Grande vague de Kanagawa ».

    • L’essor de la littérature

    Les poèmes, les récits et les ouvrages philosophiques se singularisent aussi durant l’ère Edo. Elles s’imprègnent de plus en plus de l’atmosphère de paix qui règne dans le royaume. Les études des anciens textes japonais sont par ailleurs privilégiées par le régime.

    • L’apogée du divertissement

    L’art de la scène gagne aussi un nouveau souffle à travers le théâtre kabuki et joruri. Alliant chant et danse, cette nouvelle forme de divertissement égayait l’ère Edo.

    La musique telle que le kokyoku ou encore le nagauta se développent aussi pour accompagner le théâtre ou rythmer les fêtes.

    En parallèle au théâtre, les maisons closes fleurissent aussi dans la ville d’Edo. Si bien qu’un quartier, Yoshiwara, sera destiné exclusivement au plaisir. 

    À savoir

    La classe marchande, située en bas la hiérarchie japonaise, profite pleinement de cet essor culturel. Elle devient, au fil du temps, une petite bourgeoisie, gagnant au passage de plus en plus d’influence.

    edo

    Edo : la ville du développement

    Edo, durant son ère, deviendra une des villes les plus peuplées du monde. L’installation des familles des Daimyo dans la capitale attirera bon monde, faisant fleurir l’ancien village de pêcheurs. En seulement une dizaine d’années, le nombre de la population de l’ancienne Tokyo doublera. Edo devient alors, non seulement le centre décisionnel de l’empire, mais aussi une vraie métropole avec plus d’un million d’habitants.

    Le déclin du shogunat Tokugawa : la fin des samouraïs ?

    Si le shogunat Tokugawa est connu pour être l’une des plus longues et prospères du pays, elle a tout de même connu une fin. Et pas des plus glorieuses. Mais quels ont été les éléments déclencheurs de la chute de cet empire ?

    La Convention de Kanagawa : signature de la fin des Tokugawa ?

    Le Shogunat Tokugawa était avant tout respecté pour son rôle dans l’instauration de la paix dans l’empire. En effet, les Tokugawa avaient pour devise la paix et l’équilibre des forces. Une devise que les explorateurs américains se feront un plaisir de fragiliser. 

    En 1853, le Commodore Matthew Perry est envoyé au Japon avec pour mission : obliger les japonais à commercer. Après une année d’intimidation, le Shogunat capitule et accepte de négocier en 1854.

    C’est le début de l’ouverture du Japon au monde.

    À savoir

    Outre la convention de Kanagawa, le Japon a aussi signé le Traité Harris avec les États-Unis en 1858. Ce traité témoigne du début des relations diplomatiques entre les deux États. Une relation qui avantage grandement les États-Unis à l’ère Edo.

    Les relations entre le Japon post sakoku et le monde 

    Le Japon de l’ère Edo ne s’ouvre pas au monde par choix. Il y est fortement contraint. Mais comment se traduisent alors ses relations avec les autres États ?

    •  Les échanges commerciaux

    En matière de relation commerciale, les États-Unis deviennent le premier partenaire commercial du Japon à l’ère Edo. Grâce à la Convention de Kanagawa et au Traité Harris, 4 ports sont à leurs dispositions pour les échanges entre les deux États.

    • Les relations diplomatiques

    Après la contrainte d’ouverture des frontières par les États-Unis, les autres puissances du monde en profitent pour établir des liens diplomatiques avec le Japon. On peut notamment citer la France, la Russie ou le Royaume-Unis qui sécurisent, eux aussi, les échanges entre les Etats par des traités.

    Fait important

    Les échanges entre le Japon et les états susmentionnés ne sont pas du tout équitables. Leurs accords entre le Japon et les États-Unis stipulent par exemple que les citoyens américains devront être jugés par les lois américaines. De plus, les frais de douanes, que ce soit pour les importations ou les exportations sont unilatéralement fixés par le pays de l’Oncle Sam.

    La fin de l’ère Edo : la chute du shogunat Tokugawa

    Le déclin du Shogunat Tokugawa est lent, mais certain. Si le régime se définit par la paix qu’elle a réussi à instaurer, la fin des Tokugawa est ponctuée d’instabilité. 

    • L’essoufflement du pouvoir politique

    Avec le boom démographique que la période de paix a engendré, le Bakufu commence à avoir du mal à gérer la société. La tension grandit au sein de l’empire, et l’ouverture du Japon au monde fait planer une menace de guerre civile. En effet, les avis entre le Shogunat et la Cour impériale deviennent de plus en plus divergents.

    • Les effets de l’ouverture brutale de l’empire

    À cette ambiance tendue s’ajoutent les bouleversements économiques que l’ouverture brutale de l’empire au monde a entraînés. Le chômage augmente, le prix des denrées augmente. Les révoltes pro-impériales se font de plus en plus nombreuses et la famine est récurrente. 

    Mais les peines des Japonais ne s’arrêtent pas là : les étrangers apportent aussi le choléra.

    • Le déclin de la société guerrière

    Avec le développement technologique, les samouraïs, symbole de la puissance du Shogunat, perdent aussi de leur superbe. Ils sont désormais de plus en plus inefficaces face aux armes modernes avec lesquels se munissent leurs ennemis. C’est la fin des samouraïs tels qu’on les connaît. Leurs impressionnantes armures et katana ne font plus la taille. Le rang sera même aboli par l’Empereur Meiji plus tard.

    Le retour en force de la famille impériale japonaise

    La famille impériale est avant tout le gardien des traditions durant l’ère Edo. Cependant, l’ouverture du Shogunat au monde et l’influence de ces derniers représentent une menace aux yeux du pouvoir millénaire. Une menace de Kyoto ne se garde pas de faire remarquer. Malheureusement, le Shogunat est lié dans sa décision d’ouverture au monde, ce qui déplait à la Cour impériale. 

    Pour la première fois dans l’histoire de cette époque, l’Empereur rompt donc avec la tradition et s’ingère dans les affaires politiques. Une organisation pro-impériale, les ishin shishi, se met alors en place avec le slogan : « révérer l’empereur, expulser les barbares ». C’est le début d’une nouvelle période de tension et de guerre civile, qui aboutira plus tard à la chute des Takugawa.


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